Hémodialyse

Qu’est-ce que la dialyse ?

Les reins ont pour rôle de maintenir la stabilité de la composition de l’organisme en nettoyant le sang des déchets produits par les cellules (urée, créatinine, acide urique etc.) et en éliminant l’excès de sels minéraux (sodium, potassium etc..) apportés par l’alimentation.
Le patient privé de l’usage de ses reins peut vivre grâce à la dialyse, communément appelée « rein artificiel », parce que celle-ci est capable à la fois de nettoyer le sang de ses déchets et de rétablir une concentration normale en sels minéraux.

Le rein artificiel, comme les reins naturels, nettoie le sang à travers une membrane filtrante laissant passer les déchets et les sels minéraux qui sont de petite taille, mais retenant l’albumine et les protéines qui sont de taille plus importante et qu’il est important de conserver.

Il existe deux grands types de rein artificiel :

  • L’hémodialyse qui utilise une membrane filtrante artificielle extérieure à l’organisme du patient (membrane extracorporelle)
  • et la dialyse péritonéale utilisant le péritoine qui est une membrane filtrante à l’intérieur de l’organisme du patient (membrane intracorporelle).

Qu’est-ce que l’hémodialyse ?

L’hémodialyse est la méthode de dialyse la plus répandue en France. Elle consiste à faire circuler le sang à l’extérieur du corps dans une ligne extracorporelle comprenant un dialyseur, dispositif stérile à usage unique (un dialyseur pour chaque séance) contenant la membrane filtrante.

Il est donc nécessaire d’introduire deux aiguilles dans une veine du patient spécialement préparée pour cela et appelée « fistule » : une aiguille pour recueillir le sang contenant les déchets qui seront épurés dans le dialyseur, l’autre pour restituer au patient le sang ainsi nettoyé de ses déchets.

Dans le dialyseur, le sang est mis au contact d’une solution appelée dialysat chargée de recueillir les déchets et les sels minéraux en excès.
L’épuration du sang est ainsi réalisée de façon intermittente, en règle générale trois fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi ou bien mardi, jeudi, samedi) à raison de 4 à 5 heures par séance.

Les différentes modalités de traitement par hémodialyse

Les modalités de traitement par hémodialyse varient selon le degré d’autonomie possible ou souhaitée par le patient.

L’AURA a été et reste toujours pionnière dans la formation des patients à l’autonomie en dialyse parce qu’il est démontré que les patients autonomes sont ceux qui ressentent le moins négativement la contrainte du traitement par dialyse : Voir l’article du professeur T. PETITCLERC de l’AURA Paris sur l’autonomie en dialyse >>.

La séance d’hémodialyse réalisée au domicile par le patient lui-même est la modalité qui présente la plus grande souplesse et préserve au mieux l’activité professionnelle et sociale.

L’hémodialyse à domicile nécessite bien sûr une formation spécifique du patient pour lui donner l’autonomie lui permettant de réaliser toutes les phases du traitement : préparation de la machine, montage du circuit, réalisation de la séance, désinfection de la machine.
Elle nécessite aussi le consentement et l’adhésion d’une personne de l’entourage proche qui accepte de suivre la même formation et d’être présente dans le domicile pendant le temps de la séance de dialyse afin de prendre les mesures nécessaires au cas, excessivement rare, où le patient ne serait plus capable d’assurer la fin de sa séance.
Cette personne peut également être chargée de ponctionner la fistule si le patient préfère, ce qui est assez souvent le cas, ne pas se piquer lui-même.

Les patients qui ne disposent pas d’un domicile leur permettant la réalisation des séances d’hémodialyse ou qui ne peuvent bénéficier de la présence d’un proche durant les séances peuvent néanmoins être autonomes en allant effectuer leur séance dans une unité d’autodialyse simple.
La permanence d’une infirmière, qui peut assurer la ponction de la veine si le patient le souhaite, permet la réalisation des séances sans exiger la présence d’un proche.
La souplesse des horaires, qui doivent être compatibles avec les heures d’ouverture de l’unité liée à la présence de l’infirmière, est cependant un peu moindre qu’en hémodialyse à domicile.

Les patients qui, bien que parfaitement autonomes pour tous les gestes de la vie courante, ne souhaitent pas prendre en charge leur traitement par hémodialyse, peuvent être accueillis dans une unité d’autodialyse assistée où l’infirmière les aidera dans la préparation et la désinfection de la machine.

En raison du vieillissement important de la population dialysée (les progrès effectués dans la prévention des maladies rénales ont en effet permis de retarder l’âge moyen de début de dialyse qui est maintenant au-delà de 65 ans), de plus en plus de patients nécessitent un personnel infirmier et aide-soignant plus étoffé.
Ces patients sont alors traités dans une unité de dialyse médicalisée ou dans un centre d’hémodialyse, la différence entre ces deux structures étant que la présence d’un médecin est obligatoire dans le centre d’hémodialyse pendant toute la durée de la séance, alors qu’il peut n’être présent que pendant une partie du traitement dans les unités de dialyse médicalisées.

Le centre d’hémodialyse est donc destiné aux patients qui présentent des maladies associées à l’insuffisance rénale dont l’équipe médicale jugera qu’elles nécessitent la présence permanente d’un médecin.

ImprimerE-mail

  • Ce site a été réalisé en partenariat avec roche
Prendre un rendez-vous de consultation en ligne
acheter levitra acheter viagra acheter cialis Pharmacie En Ligne France